Prendre un scénario pour une théorie
Un complexe s’est crée vis-à-vis de l’information chez ceux que l’on appelle les profanes de la science. Admettre d’être ignare sur un sujet scientifique passe encore ; mais dépendre de l’expert, et de ses éventuels dévoiements, pour se faire une opinion est vécu comme une allégeance. Alors le citoyen honnête choisit de se tourner vers le média et l’éternelle figure du vulgarisateur, « troisième homme » plein de bonhomie servant d’interprète du savoir savant. Quasi-impossible d’ailleurs d’émettre une critique sur ces icônes, dévouées, faisant œuvre de salut public. Impossible de dire du mal d’un bienfaiteur comme Hubert Reeves, par exemple. Or, si l’exégèse de certaines notions est nécessaire, elle peut se révéler fort subjective, et il arrive que les vulgarisateurs nourrissent des intérêts très éloignés des idéaux de connaissance.
Le cas des pyramides bosniennes est à ce titre un cas d’école, et il n’est pas besoin d’une formation particulière en archéologie pour s’en rendre compte.
oz le 30.05.06 @ 03:04 PM CET [Lire la suite]